"Le nègre de Surinam"(Candide, Voltaire):
"C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe"
Le terme “esclavage” nous parle de commerce d’hommes, d’images terribles de chaînes et de tout un peuple soumis qui chante et pleure sa condition. Il s’agissait d’un commerce triangulaire qui partait de l’Europe et a travers l’ Afrique aboutissait en Amérique surtout du Nord. Aujourd’hui les images sont différentes et l’esclavage moderne est un phénomène beaucoup plus complexe et diversifié et souvent pas facile à identifier: c’est l’exploitation d’hommes et de femmes dans le domaine sexuel et du travail, c’est le commerce des organes, des immigrants, c’est la pauvreté totale qui te prive de la liberté et du respect des autres. Ce sont tous ces aspects caractéristiques d’une société non équilibrée, basée sur la loi du profit et du pouvoir économique et sur des mécanismes qui produisent d’un coté de grandes richesses et de l’autre de grandes misères."C'est à ce prix que vous mangez du sucre en Europe"
Les enfants sont le point le plus faible de ce système; ils sont des sujets passifs dans les mains d’adultes violents, de pères possessifs et ignorants ou de patrons exploiteurs sans scrupules. L’esclavage moderne se concentre d’une manière éclatante dans les pays les plus pauvres où manquent tout sorte de règles et de garanties et surtout la valeur fondamentale qui est le respect pour l’enfance. C’est l’exemple de l’Inde, de la Chine, de l’ Afrique, de quelques pays de l’Amérique du sud où l’exploitation des enfants est la plus répandue et elle constitue la base de tout le système économique. Cependant dans les pays les plus développés aussi on peut relever ce phénomène même s’il est présent sous des formes apparemment moins frappantes et plus insidieuses: enfants obligés de mendier et de voler, enfants obligés de se prostituer, enfants vendus par leur parents et destinés à la prostitution et pire encore au commerce d’ organes. Et tout ce qui se passe autour de nous et sous nos yeux distraits.
La conclusion est assez amère, le problème est si grand et si ramifié qu’on a la sensation qu’on ne peut rien faire et que malheureusement il n’existe pas de solution immédiate. Un changement culturel radical et une révision de l’échelle des valeurs humaines et morales sur lesquelles se fonde la société est nécessaire. Le respect des droits des autres et le respect absolu des lois doivent fonder l’individu et la communauté où il vit: c’est le chemin le plus long, mais certainement le plus efficace.
Edoardo Lubin
Convitto nazionale V.E. II
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire