«LES MINEURS, LA NOUVELLE FORCE OUVRIÈRE»
Condorcet
On soutient que plusieurs formes d’esclavage, qui caractérisent la société moderne comme la prostitution ou les conditions des travailleurs anéantis par la crise économique de nos jours, peuvent être justifiées et défendues. Puoquoi pas! Mais celle que l’ on cherche le plus de justifier c’est l’éxploitation des mineurs, fréquente surtout dans les pays asiatiques.
On sait que déjà au cours de XVIIème et XVIIIème siècles, la traite des noirs liée au développement des grandes compagnies commerciales et à l’expansion coloniale, a caractérisé l’histoire des pays européens et celle du Nuoveau Monde. À cette époque- là en effet, les malheureux noirs étaient sauvés de la pauvrété, des supplices et des crimes. Qu’est-ce qui a changé aujourd’hui?
Beaucoup d’enfants en effet sont ravis à leurs parents pour être “reduits en esclavage”. Si on suppose qu’un enfant est abandonné librement par ses parents, le droit d’un homme sur cet enfant-là peut-il être de le tenir dans la servitude? Pouvons-nous prétendre donc qu’un premier crime peut donner le droit d’en commettre un second? Une action d’humanité donnera-t-elle le droit de commettre un crime?
Quelqu’un pourrait affirmer que la présence des enfants dans la société moderne est nécessaire et que leur emploi dans le monde du travail est une très grande opportunité pour eux. Ils ont la possibilité de programmer leur futur en démontrant leurs capacités; ils peuvent contribuer au revenu familial en gagnant de l’argent et recevoir une protection du maître pour lequel ils travaillent.
Mais pour considérer un acte juste et le définir légitime, il doit être estimé selon la loi et pas selon des caprices des maîtres en se cachant arrière d’ absurdes habitudes.
Comme Marie-Jean-Antoine Caritat, maquis de Condorcet l’a dit “une des conditions nécessaire pour que la peine soit juste c’est qu’elle soit déterminée par la loi, et quant à sa durée et quant à sa forme”. Rien n’a changé depuis cette déclaration.
On doit donc, justement parler d’exploitation et de maltraitance envers les mineurs, obligés de travailler jour et nuit seulement pour survivre sans avoir le droit de recevoir une éducation légitime.
Nos yeux occidentaux, pleins de principes moraux, regardent à l’Est et cherchent à justifier ce qu’ils voient, sans rien faire. C’est donc une inhumanité manifeste de la part des pays démocratiques qui ne se battent pas pour la défense des principaux droits humains.
Et nous sommes les responsables de leur comportement et de leurs conditions de vie parce que nous avons inculqué en eux le sens de grandir économiquement sans respecter les lois et les droits, d’éduquer la population sur l’emploi des personnes et de construire sur les dos des plus faibles.
C’est donc de notre faute si aujourd’hui les peuples orientaux ne connaissent pas le mot progrès selon sa propre définition et sa juste interprétation parce que, les premiers, nous n’avons pas su donner un exemple valable à suivre.
Giulia Baldasseroni IVA LCE
convitto nazionale V. E. II
convitto nazionale V. E. II
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